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De la soumission

Et si la plupart des mesures prises actuellement par le gouvernement n’étaient pas des mesures ayant réellement pour but de nous protéger mais des mesures visant à tester notre soumission ?

Franck Lepage, dans sa passionnante interview du 7 avril chez Interdit d’interdire dit par exemple que les mesures ridicules et aux moyens surdimensionnés pour surveiller les espaces naturels pendant le confinement n’étaient ni plus ni moins que des exercices de soumission des forces de police/gendarmerie. Jusqu’à quel point peut-on donner des ordres stupides aux forces de l’ordre sans qu’elles contestent ? A priori elles ont un seuil de tolérance assez haut…

Les forces de l’ordre ne sont pas les seules visées. Les conditions de rentrée des classes sont un magnifique test de soumission pour les enseignants à qui on demande de respecter des consignes qui ne peuvent être considérées autrement que de la maltraitance envers les enfants dont ils s’occupent. Évidement c’est aussi un apprentissage de la soumission dès le plus jeune âge pour les enfants, d’autant plus qu’il est réalisé ou validé par des adultes en qui ils ont confiance, leurs enseignants et leurs parents.

Rentrée des classes en primaire dans le respect des gestes barrières

Vis-à-vis de la population générale, le confinement lui-même et l’arsenal de mesures répressives qui l’ont accompagné était un bel exercice de soumission. Assez habile, avec un savant dosage de culpabilisation et de répression, de 15 jours en 15 jours, il nous aura quand même tenu 55 jours enfermés volontairement.

Attention, l’exercice n’est pas terminé. Si le confinement, malgré sa durée, n’était que temporaire, l’État tente maintenant de nous imposer les gestes barrières au quotidien. Loin de nous protéger, ils représentent à mon sens un danger bien plus grand que le confinement lui-même.

En parallèle, nous devons aussi faire face à toute une série de lois liberticides, à des restrictions à la libre circulation, à des interdictions de manifester ou même simplement de se rassembler.

Mais qu’est-ce qui nous amène à être si dociles, si passifs devant tant d’atrocités ? Le philosophe Frédéric Gros s’est penché sur la question depuis quelques années et nous livre des éléments de réponse dans quelques interviews :

Heureusement, des consciences s’éveillent. À coup d’information, de pétitions, d’actions en justice, de manifestations ou de créations d’alternatives, des hommes et femmes engagés ont décidé de ne plus se laisser faire.

Et vous, jusqu’où allez-vous accepter toutes les mesures qu’on voudrait nous imposer ?

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